Peter V. Brett

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 Interview pour l'Afrique du Sud

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Layne
dama'ting


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MessageSujet: Interview pour l'Afrique du Sud   Lun 2 Nov 2009 - 16:30

En Septembre sortira L'Homme Rune, tome 1 de la Trilogie des Démons, faisant entrer l'auteur Peter V Brett dasn le scène fantasy et ancrer (à mon avis) sa place dans ce genre. Peter a gracieusement accepté de répondre à une interview par e-mail.


Tout d'abord, merci pour accepter cette interview, Peter, et bienvenue parmi lecteurs de fantasy Sud-Africains!

Merci, Dave. J'essaye encore d'enrouler ma tête autour des gens qui lisent mon travail à l'autre bout du monde, mais c'est un sentiment exceptionnel. J'espère que le reste de la communauté SF Fantasy a aimé le livre autant que vous. J'apprécie les occasions et les forums pour parler aux Sud Africains de livres, alors merci pour la possibilité.


Pourriez-vous nous parler un peu de vous?

Eh bien, j'ai 35 ans, j'habite Brooklyn, New York, et suis jeune papa. Tout nouveau. Si récent que j'ai toujours la marque sur mon poignet du bracelet de l'hôpital. La majorité de cette interview a été tapée au milieu de la nuit entre 2 tétées.
J'ai un diplôme en Littérature Anglaise et en Histoire de l'Art de l'Université d'Etat de New York à Buffalo, et ai travaillé dans l'édition pharmaceutique pendant 10 ans avant d'échapper à mon étable cubique pour écrire. L'Homme Rune est mon premier publié.


Quel est le tout premier roman fantasy que vous ayez lu? Suivez-vous de près certains auteurs?

Le tout premier livre en dehors de l'école et sans images que j'ai lu est Bilbo le Hobbit de JRR Tolkien. J'ai du lire ce livre une bonne centaine de fois, et c'est sûrement pour ça que je me sent aussi proche du genre fantasy. Je n'ai jamais voulu écrire autre chose.

J'aime beaucoup d'auteurs. Parmi mes préférés, George RR Martin, Terry Brooks, RA Salvatore, Robert Jordan, CS Friedman, Naomi Novik, et Philip Pullman, mais il y en a plein d'autres.


Quelle fut l'étincelle ou l'ensemble d'idées qui vous a mené à L'Homme Rune?

Je prenais un cours d'écriture fantasy à l'Université de New York en 1999, et on nous a donné comme devoir le premier chapitre d'un roman fantasy original. Lassé de voir les mêmes thèmes encore et encore en fantasy, j'ai écrit une petite histoire sur un garçon nommé Arlen qui adorait vagabonder mais n'avait jamais le droit de partir plus qu'une demi-journée de la maison, parcequ'à la nuit tombée, des démons sortaient de terre, et seuls les symboles protecteurs sur sa maison pouvaient les écarter.

J'ai écrit l'histoire en une nuit, l'ai rendue et suis retourné sur l'autre livre que j'étais en train d'écrire, mais de plus en plus, mes pensées revenaient sur Arlen et son monde, jusqu'à ce que ne puisse penser à grand chose d'autre. J'ai repris l'histoire 2 ans plus tard, déterminé à aider Arlen à trouver ce qu'il y avait de l'autre côté de la colline. J'avoue que je voulais le savoir autant que lui.


Vous avez crée un monde vibrant et beau qui aurait pu être pu servir d'alternative au futur de l'humanité - comment avez-vous abordé le développement de construction de ce monde?

Des années à jouer à Donjons et Dragons (tu vois, maman? ce n'était pas une perte de temps, après tout!) m'ont pas mal entrainé aux constructions de monde. Mon but était de créer un monde qui soit facilement proche du lecteur, tout en évitant les attributs standard de la fantasy, comme les épées, les sorciers, les elfes, et de jeunes garçons paysans qui découvrent subitement qu'ils sont descendants de rois. Non pas qu'il y ai de mauvaises choses là-dedans, mais je ovulais faire quelquechose de différent.


Beaucoup des personnages que vous avez créé ont des noms qui, lis à voix haute, ressemblent aux noms de personnes que nous avons déjà rencontré ou connu dans nos vies - vouliez-vous spécialement rester à l'écart des noms les plus exotiques et inventés qui remplissent la fantasy, et si oui, pourquoi?

Un peu, mais j'ai aussi beaucoup été inspiré par la littérature anglaise du Moyen Âge, comme Les Contes de Cantorbéry (The Canterbury Tales) de Geoffrey Chaucer, où les mots écrits étaient récents et l'orthographe correct n'érait pas encore formalisé. Si vous lisez ces histoires dans la prose originelle, les mots et les noms peuvent avoir différentes orthographes d'une page à l'autre. Dans L'Homme Rune, l'humanité a perdu la majorité de ses mots écrits, et j'ai essayé d'illustrer cela dans la banalisation des noms communs comme les gens vivant du bouche à oreille oublient les racines des mots et les orthographes à travers les siècles d'oppression des démons.

Je dirais, pourtant, que ce qui donne réellement vie à un monde ne sont pas les lieux que vous créez, mais les personnes que vous mettez dedans.


Certains lecteurs de L'Homme Rune peuvent voir des similitudes entre votre roman et d'autres auteurs de fantasy ; par exemple, la société de guerriers à laquelle Jardir appartient ressemble beaucoup à deux groupes ou cultures dans la série La Roue du Temps de Robert Jordan - était-ce intentionnel de votre part, ou un hommage à Monsieur Jordan?

Vous parlez des Aiel, je suppose. J'ai été un gros fan de Mr Jordan pendant des années, et je ne peux pas dire si je n'ai pas du tout té influencé par lui, mais Jardir et les Krasians sont plutôt sensés être une combinaison des soldats citoyens Grecs dans l'ancienne Sparte et des guerriers de l'Islam du temps de Mohammed, avec un peu de culture asiatique mêlée pour un bon équilibre.


Vous avez eu beaucoup de chance d'avoir de si magnifiques couvertures pour les éditions anglaise et américaine de L'Homme Rune - comment cela est-il arrivé, et avez-vous donné votre apport pour le choix des couvertures?

Les auteurs, en particulier les nouveaux, n'ont normalement pas trop à dire sur leurs couvertures. Nous contrôlons l'intérieur du livre, et les éditeurs contrôlent l'extérieur. Cela dit, j'ai beaucoup travaillé le design pour mon site web avant que les livres entrent dans l'étape de la couverture, travaillé le design des runes, et même fait un portrait d'Arlen pour lancer le site, et j'étais très content que ce travail ait lourdement influencé les derniers résultats de mes éditeurs. La couverture d'Harper Voyager (GB), qui sera dans vos librairies, est sensée cibler directement les lecteurs fantasy, et j'admets que c'est fantastique à cet égard. La couverture The Del Rey (USA) est sensée attirer un plus large pool de lecteurs, montrant leur croyance que les gens qui ne lisent pas de fantasy d'habitude vont aimer le livre aussi, autant que ce que font les éditeurs avec les dernières couvertures de George RR Martin. Je suis très flatté et gratifié par leur foi en leur travail, et j'espère que ce ne sera pas décevant.


Avez-vous pris quelquechose, dans le processus d'écriture de L'Homme Rune, de votre vie? Un aperçu, une leçon, une réalisation?

J'ai tellement appris sur l'écriture pendant le mécanisme d'écriture et la correction de ce livre que je reconnais à peine ma propre prose d'avant. C'est un mécanisme à améliorer constamment, et il n'y a de plus grande satisfaction que d'essayer d'écrire quelquechose qui vous dépasse selon vous et le ressortir.

Aussi, si on considère que j'ai écrit plus de la moitié du livre avec mes pouces sur mon smartphone pendant le trajet aller-retour du metro de New York pour travailler, j'ai appris que la meilleure façon de finir un énorme projet est de le casser en petits morceaux et de les grignoter chaque fois que vous le pouvez. Sérieusement, la plupart des gros problèmes peuvent être résolus de cette manière.


En Afrique du Sud, le rouage des conventions habituelles, ainsi que la disponibilité quasi non-existante des agents, entrave beaucoup d'aspirants écrivains - y-a-t-il un conseil que vous pourriez donner à ceux qui essayent de publier leurs écrits?

Eh bien, je ne peux pas parler pour les particularités du marché Sud Africain, mais être publié est un chemin difficile dans n'importe quelle circonstance, et il est très facile pour les écrivains de s'en servir comme prétexte pour ne pas travailler le plus possible, et de continuer même après avoir affronté un refus. Être publié est un exercice d'obstination. Les auteurs les plus célèbres du monde possèdent des lettres de refus dans leurs classements. Je crois que c'est Heinlein qui a dit qu'il aurait pu tapisser les murs de son bureau avec.

Au-delà de cela, le meilleur conseil que je puisse donner est d'écrire tous les jours, et s'y forcer constamment pour améliorer son travail.Quand votre travail est critiqué, attendez que la tension s'en aille, et essayez ensuite de voir de quoi parlaient les critiques et remettez-vous vraiment en question dès qu'ils ont un point valable. N'essayer de pas de vendre quoi que ce soit tant que vous ne croyez pas honnêtement que c'est aussi bon que possible, et quand cela l'est, en prenez pas les refus et les renvois pour vous. Tout le monde a ce genre d'opinion.


Votre femme et vous venez tout juste d'être parents - comment l'arrivée de Cassandra a-t-elle changé votre vision de la vie, et partagez-vous avec votre femme le devoir des changer les couches?

Ma femme et moi somme des partenaires égaux en tout ce qui concerne le bébé. Enfin, sauf pour ces tâches dictées par la biologie. Je dois dire que j'ai une nouvelle appréciation de mes parents et de ceux des autres. Le plus inattendu a été cette peur permanente pour la sécurité de votre enfant, et ma mère me dit que cela ne vous quitte plus jamais. Mais malgré ça, je n'ai jamais été aussi heureux, et j'ai hâte qu'elle soit assez grande pour les histoires. On commencera par Bilbo le Hobbit, bien entendu.



Dernièrement, vous travaillez sur The Desert Spear, tome 2 de la Trilogie des Démons - pouvez-vous nous donner un avant-goût de ce qui nous attend?

Environ la moitié de The Desert Spear narrera le vie de Jardir, le chef Krasian, depuis son enfance au jour présent, donnant une nouvelle perspective au personnage et à son amitié avec Arlen. Il y aura aussi un autre personnage de L'Homme Rune, Renna Tanner, qui sera dans la scène centrale pour un moment. En plus, nous verrons de nouvelles espèces de démons, ainsi que de nombreuses scènes centrées sur Arlen, Leesha, et Rojer qui essaient de rallier le peuple de Thesa pour se débarrasser du joug sous lequel les démons ont mis l'humanité. Le livre est écrit à presque 70% et ira chez mes éditeurs peu de temps après la sortie de L'Homme Rune, donc pas d'inquiétude d'une longue attente!


Merci de nous avoir accordé votre temps, et pour un magnifique roman fantasy, Peter!

Merci à vous!

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