Peter V. Brett

Le lieu de rencontre de tous les lecteurs francophones du génial Peter V. Brett, auteur de l'Homme Rune
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 A Boy Goes on a Journey

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Layne
dama'ting


Messages : 677
Date d'inscription : 21/10/2009
Age : 37
Localisation : casting the bones

MessageSujet: A Boy Goes on a Journey   Mar 3 Nov 2009 - 17:39

Quel effet cela fait d'avoir L'Homme Rune en train de conquérir le monde du livre?

Fantastique et un peu irréel. J'ai l'impression que c'était hier que je suppliais quelqu'un/n'importe qui de lire mon manuscrit, et peu de temps avant quand j'étais assis devant mon ordinateur à 3 h du matin pour un travail nocturne, pensant que personne ne serait jamais intéressé par ce livre que j'étais déterminé à finir. Voir le livre en magasin pour la première fois ce mois-ci (et de l'autre côté de l'océan de chez moi, en plus) fut un indescriptible sentiment d'ecstasy. C'est merveilleux quand un travail fait avec amour vous aime en retour.


Quel a été la première idée qui vous a mené à créer L'Homme Rune?

C'était plus un recueil d'idées qu'une seule chose. Après le 11 septembre, j'ai voulu écrire un livre sur la peur et son influence sur les gens, et après avoir lu Les Pierres Elfiques de Shannara de Terry Brooks, j'avais eu envie d'écrire un livre sur les démons. J'ai décidé de combiner les deux et de faire de l'une une métaphore de l'autre.

Pour l'Homme Rune lui-même, je voulais pénétrer dans la psychologie du héros, et montrer comment le chemin du pouvoir peut arriver à une lourde coût de sacrifices et de cicatrices. Je voulais aussi explorer le concept de la magie des symboles, là encore j'ai associé les deux, faisant de l'un la métaphore de l'autre. Les tatouages de l'Homme Rune représentent les cicatrices émotionnelles qui l'ont conduite à devenir ce qu'il est.


Quelles recherches avez-vous faites pour le livre?

Des recherches? Hah! J'ai commencé à écrire de la fantasy pour ne rien avoir à faire à côté! Sérieusement, j'ai remonté 10 ans d'édition médicale pour que les portions de la Cueilleuse d'Herbes soient convaincantes dans le livre, et j'ai fait énormément de recherches pour le processus de tatouage (tout en ayant le mien propre). J'ai aussi beaucoup parcouru Google et Wikipedia pour les informations spécifiques, genre comment fait-on le papier à la main, ou pour des détails sur les cultures du désert. Je frémis à l'idée de ce que pouvaient être des recherches de ce genre de recherches avant qu'internet ne rende tout cela si simple. J'en respecte d'autant plus les générations d'auteurs qui faisaient cela de la manière forte.


Qu'utilisez-vous pour garder vos outils de soutien (cad les notes, le matériel de fond, etc) ensemble

Toutes mes notes sont électroniques. Je les garde dans un gigantesque document MSWord appelé "Appendices des Démons du Noyau"), qui comprend un glossaire de chaque personnage, lieu ou chose que j'ai inventé pour le monde, sans mentionner mes cartes, études de personnages, mythologie, dictionnaire Krasian, et d'autres comme ça. Tout depuis l'Economie de Fort Miln à comment le grand père du Duc Rhinebeck d'Angiers est arrivé au pouvoir, en passant par ce qu'est vraiment l'affaire avec les monstres. Tout est lié en hypertexte dans une table de contenants depuis le début donc je peux parcourir le dossier avec rapidité et agilité. Je préserve le dossier religieusement, parceque je sais que la colle qui maintient l'ensemble de ce monde. Quelquepart enterré dans dans un tiroir, se trouve le vieux classeur que j'utilisais avant de découvrir l'ère de électronique. Qui ait? Peut-être qu'il vaudra quelquechose un jour...


Combien de livres avez-vous envoyé avant d'être publié?

Eh bien, le terme "envoyer" est relatif. J'ai écrit jusqu'à 5 livres, mais n'ai permis qu'à 2,5 d'entre eux à voir ce monde cruel : le premier manuscrit de L'Homme Rune, que mon agent a dit "profondément décevant" ; un roman de High Fantasy que j'ai nommé Snowcrest, qui a plu a certains mais n'a jamais été lancé pour de nombreuses raisons ; et le deuxième exemplaire de L'Homme Rune, qui est en train de devenir un best-seller internationnal... bon, un vendu internationnal, de toute façon. Dix marchés et neuf langues déjà!


Comment gérez-vous vos vos intrigues, les notez-vous avant de vous y mettre ou y allez-vous sur le tas?

Je suis un conspirateur méticuleux, et je conçois tout ce que le personnages vont faire bien avant d'écrire une ligne. Je fais des listes précises et détaillées sur tout ce qu'il se passe dans chaque scène, ce que sont les motivations et les sentiments des personnages, des morceaux de dialogues, etc. J'avais l'habitude d'écrire dans le style d'une 'mouche depuis la base de votre pantalon' dont certains auteurs ne jurent que par lui, mais alors que cela peut être une course palpitante, ce style, pour moi, au moins, cours un vrai risque de sortir de la piste, perturbant le courant propre de l'histoire et souvent faisant retomber de la tension.

Cela ne veut pas dire que je ne suis pas quelquefois inspiré pendant l'écriture et voit l'histoire suivre un chemin inattendu. Cela arrive assez souvent, surtout avec les parties de Leesha, qui ont tendance à grandir de façon incontrôlable, mais c'est plus un luxe que je m'accorde occasionnellement qu'une pratique acceptée. De nombreuses fois, je vais aimer énormément la scène finale, qui sera alors au dernier moment coupée de la maquette finale parcequ'elle ne rentre pas dans l'allure que j'ai installé, ou ne s'intègre pas à l'histoire.

Je suis en train de créer une page de "scènes coupées" sur mon site web pour montrer certains de ces passages, dont je suis fou pour certains.


Comment écrivez-vous vos scènes les plus violentes (comme les attaques de démons)?

Les scènes d'action n'ont jamais été un problème pour moi. J'ai grandit en regardant des films d'art martiaux et en lisant des auteurs comme RA Salvatore, qui fait de l'action une leçon d'art. Je sais qui vit et meurt par la suite, les scènes d'action sont de loin les plus faciles à écrire pour moi.

Les scènes qui sont les plus difficiles pour moi sont ce que j'appelle les scènes de "tempérance". Tempérer c'est toutes les horribles choses que vous avez besoin de faire faire à vos personnages afin de des les rendre suffisamment forts, suffisamment droits, et suffisamment concentrés pour supporter les tests que vous avez pour eux.

Je crois que tempérer est absolument nécessaire pour le développement du personnage, mais il est toujours difficile de prendre les personnages que vous avez tendrement créés pour les voir se faire battre, ou violer, balafrer, ou amputer. Cela me fait presque autant mal qu'ils souffrent, de me retourner et de les laisser en train de pleurer sur la poussière. Mais je sais qu'une tempête arrive, et ces personnages ont besoin d'être forts quand elle sera là. Quand j'en ai fini avec eux, je sais que ceux qui survivent aux tests vont revenir comme les gens qui ne peuvent pas être mis à l'écart.

J'admets cependant que lorsqu'une scène de tempérance arrive, je commence soudainement à chercher d'autres choses à faire. Ecrire des mails, ranger des livres sur mes étagères, réparer des choses dans la maison que je suis toujours content de laisser cassées. N'importe quoi pour éviter le sale boulot. Mais si vous voulez un travail bien fait, vous devez vous retrousser les manches et le faire vous-même.


Quelle expérience ou entrainement, selon vous, vous ont aider à vous préparer à écrire

Honnêtement? Jouer à Donjons & Dragons et lire beaucoup. Puis, j'ai appris certaines astuces d'écriture, avec le temps.

Lire m'a montré ce que j'aimais et ce que je n'aimais pas, et être un Maître de Donjon m'a appris à être un conteur créatif et comment captiver un public.Cela m'a aussi appris l'importance de planifier des histoires à l'avance. Ensuite, le meilleur entrainement du mode est l'observation des gens. Ce sont les personnages, les gens, qui mène toute bonne histoire, et les meilleurs auteurs comprennent comment une grande variété de personnes pensent et ce que sont leurs perspectives et motivations.


Quels sont vos manies ou rituels pour écrire?


If I am home, I usually spend a good two hours surfing the internet and checking e-mail before I even think about writing. Then I go back and re-read what I read the previous day to get myself back in the zone, and spring off from there.

Frankly, though, I get my best work done on the subway, writing on my phone. It has a full (if tiny) keyboard, and runs MSWord, so I can sync the files with my computer. I wrote over half The Painted Man that way. There are no distractions on the subway, and I find that makes me a lot more focused. I also write in the park at lot, sometimes even while walking. In Brooklyn, that’s a good way to get yourself mugged or hit by a car, but I take my chances.


Pour écrire, est-ce que vous vous habillez pour travailler comme pour un travail à heures strictes, ou est-ce que vous vous retrouvez nez à nez avec une heure limite pour tout finir tout en étant vêtu d'un vieux pyjama?

Eh bien, je prends une douche tous les jours, mais je pense que je laisse aller jusqu'au dernier moment. Depuis que j'ai commencé à écrire à plein temps, l'année dernière, j'ai essayé avec beaucoup de mal de m'établir une sorte de programme, mais mon corps et mon esprit avaient l'air de faire de leur mieux vers 2h du matin tout en me bourrant de café et écoutant toute ma liste d'iPod an mode alternatif. Maintenant qu'il y a un bébé à la maison, c'est encore plus chaotique. La muse arrive quand elle arrive, et je n'ai qu'à être prêt lorsqu'elle est là.


Combien de personne tueriez-vous pour couvrir vos plus vieux écrits?

Une meilleure question serait, combien en ai-je déjà tué?
Je ne le dirais pas, un fois su cela pourrait m'incriminer.


CoverAny parle de rumeurs sur de prochaines séquelles? *clin d'oeil, coup de coude*

Le tome 2 sera intitulé The Desert Spear, et décrira les vies des Krasians Jardir et Abban, depuis leur enfance jusqu'au présent, et sera ensuite centré sur Renna Tanner, la fille avec qui Arlen s'est fiancé à Tibbet’s Brook. Il y aura aussi plein de scènes avec Arlen, Leesha, et Rojer, ainsi que l'introduction de nouvelles sortes de démons. Il est planifié à l'achèvement en grands détails, et environ 70% de l'histoire est écrit. J'espère le rendre aux éditeurs pour la fin de l'année.

Le tome 3 est provisoirement intitulé The Daylight War, et parlera des groupes d'humanité dispersés se retourner les uns contre les autres, même s'ils font face à l'anéantissement par les hordes de démons. Si tout va bien, j'espère avoir deux livres après celui-là, mais on verra.

_________________
Our words take the shape of our secrets
Silent vows, violently crushed
Still our minds to be open, still our heads hang low
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pumpkinlayne.wordpress.com/
 
A Boy Goes on a Journey
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Klaus Voormann & Friends : A Sideman's Journey (2009)
» Journey / Foreigner /styx juin 2011 en Grande Bretagne
» Journey To The One (1980)
» Journey through the past
» [Film] : Metal a Headbangers Journey

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Peter V. Brett :: Cul-de-Sac : le coin de Peat :: Interviews-
Sauter vers: